La Profession

 

L’auxiliaire de puériculture est une profession paramédicale (Corps des Aides Soignants - Décret n°89-241 du 18 avril 1989), reconnue depuis le 13 août 1947 (Décret n°47-1544).

Définition du métier (selon le référentiel de formation du DEAP)

L'auxiliaire de puériculture exerce son activité sous la responsabilité de l'infirmier dans le cadre du rôle qui relève de l'initiative de celui-ci, défini par les articles R.4311-3 à 4311- du code de la santé publique relatifs aux actes professionnels et à l'exercice de la profession  d'infirmière.
Dans les établissements et services d'accueil des enfants de moins de 6 ans, l'activité est encadrée par les articles R 2324-16 à R2324-47 du code de la santé publique.
Il dispense dans le cadre du rôle propre de l'infirmier ou de la puéricultrice, en collaboration avec lui ou sous sa responsabilité des soins et réalise des activités d'éveil et d'éducation pour préserver et restaurer la continuité de la vie, le bien être et l'autonomie de l'enfant.
Son rôle s'inscrit dans une approche globale de l'enfant et prend en compte la dimension relationnelle des soins ainsi que la communication avec la famille dans le cadre du soutien à la parentalité.
L'auxiliaire de puériculture participe à l'accueil et à l'intégration sociale d'enfants en situation de handicap, atteints de maladies chroniques, ou en situation de risque d'exclusion.

 

 

Soutien à la Parentalité :

Circulaire N°99-153 du 9 mars 1999, relatif aux réseaux d'écoute, d'appui, d'accompagnement des parents. Aider les parents à l'exercice de leurs fonctions et de leur rôle éducatif.

Diplôme d'État  d'Auxiliaire de Puériculture :

Décret n°2007-1301 du 31 août 2007 relatif aux diplômes d'aide-soignant, d'auxiliaire de puériculture et d'ambulancier et modifiant le code de la santé publique (dispositions réglementaires)
Extrait : " Les personnes titulaires du certificat d'aptitude aux fonctions d'auxiliaire de puériculture ou du diplôme professionnel d'auxiliaire de puériculture sont regardées comme titulaires du diplôme d'État d'auxiliaire de puériculture."

Arrêté du 21 juillet 2010, relatif au suivi de la mise en oeuvre d'un protocole de coopération entre professionnels de santé et à la décision d'y mettre fin.

 

Concours sur titre

 

Décret n°2008-315 du 4 avril 2008 

Extrait :

« Le concours de recrutement comprend une épreuve d'admission qui consiste en un entretien permettant d'apprécier les capacités professionnelles du candidat, ses motivations et son aptitude à exercer les missions incombant aux membres du cadre d'emplois concerné (durée : quinze minutes) »

 

 

Formation

La formation comprend 595 heures d'enseignement théorique en école et, 840 heures de stages en milieux hospitalier ( maternité, pédiatrie ) et extra-hospitalier ( halte-garderie, maisons d'enfants, crèche).

Ce programme d'études est centré sur la connaissance des besoins du développement de l'enfant, en tenant compte des maladies, handicaps ou difficultés psychologiques.

Le savoir, ainsi acquis, permet à l'auxiliaire de puériculture d'appréhender la complexité des situations rencontrées et d'apporter une réponse adaptée aux besoins de l'enfant.

En septembre 2007, a débuté la voie de qualification de la validation des expériences (VAE) pour les candidats ayant assuré leur exercice professionnel en faisant fonction d’auxiliaire de puériculture sur une période minimale de trois ans.

Toutes ces voies de qualification sont tenues de respecter l’arrêté du 16 janvier 2006 relatif à la formation conduisant au diplôme d’état d’auxiliaire de puériculture.

Evolution professionnelle : le compte personnel de formation

 

La réforme de la formation professionnelle sera effective à compter du 1er janvier 2015. Elle poursuit l’ambition d’être un outil de la bataille pour l’emploi, en faisant de la formation professionnelle:

un levier essentiel de compétitivité pour les entreprises

un outil de progression concret pour les salariés et demandeurs

d’emploi

un élément majeur du dialogue social.

 

La loi du 5 mars 2014 réforme en profondeur la formation professionnelle en responsabilisant à la fois les actifs mais également les entreprises et les branches professionnelles. Elle facilite l’accès à des formations qualifiantes, notamment au travers du compte personnel de formation (CPF), définies par les partenaires sociaux, sous la coordination de l’État et des régions.